La pratique du vélo, une activité aux multiples bienfaits

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Le vélo présente de nombreux avantages pour notre forme et notre bien-être comme le démontrent plusieurs études scientifiques. La mise en place, en septembre 2018, du plan vélo par les autorités va encore favoriser la pratique de la petite reine sur tout le territoire Français. Même si de nombreux circuits existent déjà en France comme en Europe. Alors tous à bicyclette !

Faire du vélo est excellent pour la santé

De façon générale, pratiquer une activité physique est très bénéfique pour notre santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de faire deux heures et demie de sport à allure modérée par semaine ou soixante-quinze minutes à un rythme plus soutenu. Cela permet à chacun de prévenir et lutter contre les maladies cardio-vasculaires (dont l'hypertension artérielle), les maladies métaboliques (obésité, diabète de type 2) et les cancers. Autres avantages non négligeables : bénéficier d'une plus grande espérance de vie en bonne santé et retarder la dépendance.

Une étude publiée fin 2018 dans Neurology, le journal de l'Académie américaine de neurologie, s’est intéressée à des personnes ­atteintes de troubles cognitifs (problèmes de réflexion, d'altération ­cognitive, de troubles de la concentration). L’échantillon était constitué de 160 personnes de 65 ans d'âge moyen. Au début de l'étude, la moyenne d'âge cognitive des volontaires s'établissait à 93 ans. Six mois plus tard, cette donnée était de 84 ans ( !) dans le groupe qui pratiquait une activité physique en association avec le régime alimentaire antihypertension. Ce rajeunissement du cerveau de près de dix ans  tient en partie au fait que, sous l'effet répété d'un exercice physique, l'organisme fabrique et libère des protéines qui vont s'accumuler dans certaines zones du cerveau. Cela agit directement sur la plasticité cérébrale.

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Concernant le vélo plus particulièrement, son atout majeur par rapport à la course à pied par exemple, est de ne pas être traumatisant pour les articulations. Les études scientifiques révèlent que le ­cyclisme est une activité physique très complète, qui stimule en particulier la fonction cardiorespiratoire. La pratique régulière réduit ainsi les risques d'infarctus et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) et leur mortalité. La pratique du vélo diminue également significativement la mortalité des cancers (notamment côlon et sein), contribue à prévenir le diabète, à ­lutter contre l'excès pondéral, la dépression... Et la liste n’est pas finie !

D’après une étude britannique publiée récemment les cyclistes de 75 ans qui roulent deux heures et demie par semaine ont un profil immunitaire similaire à celui des personnes de 20 à 36 ans en bonne santé mais non sportifs ! C’est un élément essentiel lorsqu’on sait que le système immunitaire s'affaiblit à partir de la vingtaine, sensibilisant ainsi davantage les personnes âgées aux maladies comme la polyarthrite rhumatoïde.

Même les vélos à assistance électrique (VAE), beaucoup moins fatigants, ont un également impact bénéfique sur la santé. Ces vélos qui représentent aujourd'hui 7 % des ­vélos utilisés selon l'Observatoire du tourisme à vélo établi par la a Fédération française de cyclotourisme engendrent, en effet, un effort moyen d’intensité supérieur à la marche à plat.

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Des mesures en France pour doper l’usage du vélo

La France dispose de 22.800 kilomètres de véloroutes et voies vertes (telles que La Loire à Vélo, Vélodyssée...). Elle est la seconde destination pour le tourisme à vélo (après l'Allemagne). Cela représente plus de neuf millions de séjours par an.

Néanmoins que notre pays se situe seulement à la vingt-cinquième place européenne en tenant compte de la part du vélo dans les déplacements quotidiens. Elle est loin derrière les Pays-Bas, l'Irlande, l'Allemagne, la Suède ou le Danemark.

Le plan « vélo et ­mobilités actives » a été présenté à Angers, par le premier ministre en septembre 2018. Il est doté d'un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans pour cofinancer la construction d’infrastructures et d’aménagements. La volonté des autorités est de tripler l’usage de ce mode de transport d’ici à 2024 de façon à ce qu’il représente 9% des déplacements quotidiens (contre seulement 3% actuellement). Pour atteindre cet objectif, vingt-cinq mesures ont été présentées, parmi lesquelles le forfait mobilité durable, qui consiste à rembourser les déplacements domicile-travail effectués à vélo.

Certaines villes françaises ont déjà mis en place de vraies politiques d’aménagement. Annecy, qui bénéficie d’un cadre naturel privilégié comme je l’ai souligné dans un précédent article, a développé l’aménagement de sa voie verte. On peut désormais pédaler avec une vue quasiment constante sur le lac sur plus de 40 km.

Des collectivités allouent des budgets importants pour significativement développer les déplacements à vélo. Strasbourg souhaite faire passer de 9 % à 16 % d'ici à 2030 les déplacements faits à vélo. Paris souhaite, elle, atteindre 15% d'ici à 2020.

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Un maillage d’itinéraires balisés qui ne cesse de s’étendre

Les initiatives sont nombreuses pour développer les parcours, qui ne se limitent pas à la France. Inaugurée depuis juin 2018, l’EuroVelo 3 est une véloroute européenne reliant Trondheim, en Norvège, à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne, sur plus de 5.000 km. La Scandibérique est la partie française de l’EuroVelo 3. Elle traverse la France du nord-est au sud-ouest sur plus de 1.700 km et propose le plus long itinéraire cyclable français. Elle permet d’accéder à des paysages très diversifiés (plaines, collines, villes historiques et espaces verts), et de de sillonner vingt départements et six régions.

Auparavant, en 2017, avait été lancée la Flow Vélo, aux portes du Sud-Ouest. Cette véloroute, qui se veut « chic et bucolique », s’étend sur 290 km. Elle, relie l’Atlantique au Périgord, et présente la particularité de détenir 50% de son tracé le long des cours d’eau, notamment le fleuve Charente. Elle traverse des villes comme Cognac, Rochefort, l’Hermione ou Angoulême.

Une autre voie, la Via Rhona, reliant le Lac Léman et la Méditerranée, le long du Rhône devrait être finalisée à l’horizon 2020. Elle correspond à un itinéraire cyclable de 815 km qui offre, là encore, des paysages bien variés : panoramas alpins, plages de Camargue, vignobles des Côtes du Rhône et de la Provence méridionale ou villages perchés, et champs de lavande ou d’oliviers.

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En savoir plus

Sur le site de l’AF3V (https://www.af3v.org/) vous trouverez, par zone géographique, l’ensemble des véloroutes et voies vertes dans toutes les régions de France.

https://www.velo-territoires.org/ est un site indispensable qui répertorie tous les itinéraires en France et en Europe

Et encore des idées de balades sur le site https://cyclotourisme-mag.com/, le site de la Fédération Française de Cyclotourisme.